12 octobre 2008
Au port
cliquez-moi - photo Gw.L.
13 septembre 2008
over the rainbow

Somewhere over the rainbow
Skies are blue
And the dreams that you dare to dream
Really do come true
18 octobre 2006
Enez Jaouen
10 octobre 2006

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"File la laine, filent les jours,
Garde ma peine et mon amour
Livre d'images des rêves lourds
Ouvre la page à l'éternel retour".
Paroles Jacques Douai
03 octobre 2006
男人的一半
"Les innombrables êtres de l'univers vivent et meurent tour à tour, conscients pour certains, inconscients pour d'autres, mais tous courent après la longévité ou l'éternité, vœux dérisoires. En réalité, tout être est éternel, pour peu qu'il ait existé dans ce monde, ne fût-ce qu'une seconde, car cette seconde même contient l'éternité. Je n'ai donc aucune intention de partir en quête d'une éternité illusoire et floue : elle est déjà là, dans ma vie".
Extrait de "La moitié de l'homme c'est la femme", Zhang Xianliang, traduit par Yang Yuanliang, Ed. Belfond, 1987.
"世上万千生物活过又死去,有的自觉,有的不自觉,但都追求着可笑的长生或永恒。而实际上,所有的生物都获得了永恒,哪怕它只在世上存在过一秒钟。那一秒钟里便有永恒。我并不想去追求虚无缥缈的永恒。永恒,已经存在于我的生命中了。"
张贤亮, "男人的一半 是女人"
17 septembre 2006
fin d'été
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操场边的秋千上
只有蝴蝶儿停在上面
海岸
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Une composition de Thomas, 7 ans.
13 septembre 2006
Zen and the Art of Motorcycle Maintenance 禅与摩托车保养艺术
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"..Il y a quelques années déjà que ma femme et moi, et nos amis, nous avons pris goût à ces routes. Nous les empruntions parfois pour changer un peu, ou pour rejoindre une autre autoroute. A chaque fois, le paysage était si beau que nous quittions la route détendus et heureux. Combien de fois l'avons-nous fait, avant de nous rendre compte de ce qui aurait dû être évident! Ces routes ne ressemblent absolument pas aux grands axes. Tout y est différent le rythme de la vie, la personnalité des gens qu'on y rencontre. Ces gens ne vont nulle part, ils ont le temps d'être courtois. Ils connaissent la réalité des choses. Ce sont les autres, ceux qui sont partis il y a des années vers les grandes villes et leurs enfants perdus, ce sont eux qui sont coupés du sens de la vie.
....Je me suis souvent demandé pourquoi nous avons mis si longtemps à comprendre. La vérité était là sous nos yeux, et nous étions incapables de la voir. Ou plutôt notre formation nous en empêchait. On nous avait incités à penser que les villes sont les seuls lieux où l'on peut agir de façon réelle et que, loin d'elles, il n'y a que le désert, l'ennui. Bizarre. La vérité frappe à la porte, et on lui dit : "Va-t'en. Je cherche la vérité." Elle, pour le coup, elle s'en va. Bizarre."
Robert M. Pirsig, Traité du Zen et de l'Entretien des Motocyclettes, Ed. du Seuil
20 août 2006
Un poème de Michel Lemoine traduit en Chinois par Pei Cheng.一首米歇尔·勒穆瓦纳的诗,译者裴程.
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Horizon
A l’horizon de mon corps,
Loin du sable indifférent,
Le Soleil éclate en vert,
Les étoiles au fond de moi s’allument.
Et je sombre,
Plus profond que galaxie.
En mon corps cependant,
Du firmament qui m’étreint,
Jaillit une voie lactée.
天际
在我身体的尽头,
在无情沙漠的边缘,
太阳闪烁着绿光,
群星在我的襟怀中璀璨。
我渐渐地坠陨,
比星系更隐邃的深渊。
但是在我的身上,
在苍穹的怀抱,
迸射出银河的灿烂。
Pour toute information sur ce poème et le recueil dont il est extrait, vous pouvez laisser un message sur ce blog (cliquer sur "contacter l'auteur" en haut de la colonne de gauche du blog).
16 août 2006
Le petit rien

Et le petit rien grandissait toujours. Il se portait bien, mangeait bien, dormait bien, et pourtant, le petit rien devenait une obsession. "J'étais le même! " Cette idée hantait son cerveau. Un dimanche, à dîner, assis en face de Bernard Higginbotham, il eut de la peine à ne pas hurler :
- J'étais le même! C'était à cette époque que j'ai écrit ces ouvrages! Et maintenant vous me gavez quand alors vous m'avez laissé mourir de faim, vous m'avez fermé votre maison, vous m'avez renié, tout ça parce que je ne voulais pas "chercher une situation". J'étais le même, tout ce que j'ai fait était déjà fait. A présent, vous vous interrompez respectueusement quand je vous parle, vous vous suspendez à mes lèvres, vous buvez avec admiration la moindre de mes paroles. Je vous dis que votre parti est pourri, et au lieu de vous mettre en colère, vous faites "hum! " et "ha! " et vous admettez qu'il y a beaucoup de vrai dans ce que j'avance. Et pourquoi ? Non pas parce que je suis Martin Eden, un bon garçon, pas complètement idiot, mais parce que je suis célèbre, parce que j'ai de l'argent, beaucoup d'argent. Je vous dirais que la lune est un fromage vert, que vous applaudiriez, ou du moins que vous n'oseriez pas me contredire, parce que je suis riche. Et je suis le même qu'alors, quand vous me rouliez dans la boue, sous vos pieds."
Jack London, Martin Eden, Ed. 10/18, traduction Claude Cendrée.




