05 avril 2008
C'était et je voudrais ne pas m'en souvenir c'était au déclin de la beauté
Guillaume Apollinaire
11 décembre 2007
Hermann Hesse
"C'est drôle de penser au temps qu'il faut pour connaître un peu le monde ! Sur ce point, je n'étais, moi aussi, qu'un ignorant, à l'époque déjà lointaine où, partant pour l'Asie, je passai dans le train de nuit à une dizaine de kilomètres de Carona. Je partais pour l'Asie et, à ce moment-là, ce voyage s'imposait. Mais tout ce que j'ai trouvé là-bas, je le découvre ici, maintenant : la forêt primitive, la chaleur, de belles créatures qui semblent n'avoir pas de nerfs, le soleil, les sanctuaires. Il nous faut un long apprentissage avant de savoir visiter en une seule journée trois continents. Je les vois réunis devant nous, et je salue ici l'Inde, l'Afrique et le Japon".
Hermann Hesse, Le Dernier Eté de Klingsor

Les Promenades de Hermann Hesse, Jean-Philippe de Tonnac, Editions du Chêne.
Le portail Hermann Hesse propose notamment une version en Chinois et une version en Japonais.
10 décembre 2007
Après la tempête
cliquer sur la photo pour agrandir
04 décembre 2007
A la baguette...
TOKYO (AFP) - Les femmes japonaises soucieuses de protéger l'environnement pourront bientôt transporter leurs propres baguettes accrochées à leur soutien-gorge et réduire ainsi la consommation de baguettes jetables.
Le fabricant de sous-vêtements pour femmes Triumph a dévoilé mercredi à Tokyo un modèle de soutien-gorge dont les bonnets représentent un bol de riz et un bol de soupe miso, avec de part et d'autre une petite pochette contenant des baguettes compactes.
Surnommé "My Hashi" (Mes baguettes), le sous-vêtement a été conçu pour encourager les Japonais à renoncer à utiliser les baguettes jetables en bois fournies dans les restaurants et les magasins.
La société a souligné que le soutien-gorge porte-baguettes n'avait pas qu'un rôle écologique: les baguettes placées de part et d'autre des bonnets permettent de resserrer les seins en "accentuant ainsi le décolleté".
Pour le moment, toutefois, Triumph n'a pas prévu de mettre le prototype sur le marché.
10 novembre 2007
Mon rêve familier
"Abysse" - Mikio WATANABE
avec l'aimable autorisation de l'auteur
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul Verlaine - Poèmes Saturniens
熟悉的梦
我常常做这个梦,奇怪而悲切:
一个陌生的女人,我爱她,她
也爱我,每次她都隐约有些变化,
却又依稀没变。她爱我,懂我。
她懂我。我的心只为她变得
透明,一切苦闷暂时遁迹;
也只有她,只有她的哭泣,
能抚慰我湿冷苍白的前额。
她的头发是深褐、金黄还是火红?
不知道。她的名字?甜美,动听,
就像从生活中消失的亲人的名字。
她的凝视,仿佛雕像的凝视,
她的声音,遥远,平静,冷峻,
就像没入虚无的你挚爱的声音。
『よくみるゆめ』 ポオル・ヴェルレエヌ
常によく見る夢ながら、奇やし、懐かし、身にぞ染む。
曾ても知らぬ女なれど、思はれ、思ふかの女よ。
夢見る度のいつもいつも、同じと見れば、異りて、
また異らぬおもひびと、わが心根や悟りてし。
わが心根を悟りてしかの女の眼に胸のうち、
噫、彼女にのみ内証の秘めたる事ぞなかりける。
蒼ざめ顔のわが額、しとゞの汗を拭ひ去り、
涼しくなさむ術あるは、玉の涙のかのひとよ。
栗色髪のひとなるか、赤髪のひとか、金髪か、
名をだに知らね、唯思ふ朗ら細音のうまし名は、
うつせみの世を疾く去りし昔の人の呼名かと。
つくづく見入る眼差は、匠が彫りし像の眼か、
澄みて、離れて、落居たる其 音声の清しさに、
無言の声の懐かしき恋しき節の鳴り響く。
(上田敏「海潮音」)
08 novembre 2007
Chantre
"Et toi mon cœur pourquoi bats-tu ?
Comme un guetteur mélancolique
J'observe la nuit et la mort"
Guillaume Apollinaire
10 octobre 2007
Retour
09 octobre 2007
La France vue par les Suisses
"Goût
Quel est le point commun entre les châteaux de la Loire, l'odeur de la baguette fraîche et le tapis bordeaux de mon immeuble à Paris? Je crois que c'est le goût français. Une sorte d'esprit ambiant, qui fait de la France un pays où l'on trouve non seulement de la joie de vivre, mais de la beauté. Un amour de l'ancien, des objets patinés par le temps, une élégance sobre qui apprécie la volupté mais refuse l'excès, le baroque. En gastronomie, cela donne une préférence pour les saveurs moelleuses, profondes, et un rejet du pimenté ou de l'aigre-doux, cette horreur prisée des Anglo-Saxons. En somme, le goût français, c'est le contraire du mauvais goût."
cliquer ICI pour lire l'excellent article publié par le quotidien helvétique LE TEMPS sous le titre "Je t'aime... moi non plus", qui présente une série d'articles sur le thème "la France et nous".
趣味
ロワールの城と焼き立てバゲットの香り、パリの我が家の床を彩るボルドー色の絨毯。この3つがもつ共通点とは?それは、思うに、フランス趣味というものだ。フランスを、生きる喜びのみならず美しさまでも感じさせるような国にしている、環境がかもし出すある種のエスプリ。 古きものへの愛、年月とともに趣を増す品々、快楽を愉しみはするものの行き過ぎやゆがみは拒む節度あるエレガンス。美食という点においては、そのまろやかかつ深い味わいで人を魅了し、アングロサクソン好みの醜悪なピリ辛さや甘酸っぱさを嫌う。要するに、フランス趣味というのは悪趣味の対極である。
Traduction en Japonais par Mikiko OCHI
韵味
是什么让卢瓦河峪的城堡,新鲜面包的香气和我在巴黎的楼房里的深红色地毯之间能有牵连?我想应该是所谓的法国的韵味。有一种无时(无处)不在的精神,使我们在法国不仅能找到生活的欢乐且能感受到美。
一种对古老,对那些经过时光雕琢的物品的钟情;一种不露锋芒的优雅,它不反对享受精致同时也拒绝矫揉造作。这精神在烹饪上的表现是对醇厚的偏爱及对辛辣和甜咸相混--这被那些盎格鲁-撒克逊人津津乐道的荒唐--的拒绝。总而言之,法国韵味就是俗鄙的反义。
Traduction en Chinois par Gangounet
08 octobre 2007
Eros
"Cette division étant faite, chaque moitié cherchait à rencontrer celle dont elle avait été séparée ; et, lorsqu’elles se trouvaient toutes les deux, elles s’embrassaient et se joignaient avec une telle ardeur, dans le désir de rentrer dans leur ancienne unité, qu'elles périssaient dans cet embrassement de faim et d’inaction, ne voulant rien faire l’une sans l’autre. Quand l’une des deux moitiés périssait, celle qui subsistait en cherchait une autre, à laquelle elle s'unissait de nouveau, soit que ce fût la moitié d'une femme entière, ce que nous appelons maintenant une femme, soit que ce fût une moitié d’homme : et ainsi la race allait s’éteignant. Jupiter, ému de pitié, imagine un autre expédient : il met par-devant les organes de la génération, car auparavant ils étaient par derrière : on concevait et l'on répandait la semence, non l’un dans l'autre, mais à terre, comme les cigales. Jupiter mit donc les organes par-devant, et, de cette manière, la conception se fit par la conjonction du mâle et de la femelle. Alors si l’union se trouvait avoir lieu entre l’homme et la femme, des enfants en étaient le fruit, et, si le mâle venait à s’unir au mâle, la satiété les séparait bientôt, et les renvoyait à leurs travaux et aux autres soins de la vie. De là vient l’amour que nous avons naturellement les uns pour les autres : il nous ramène à notre nature primitive, il fait tout pour réunir les deux moitiés et pour nous rétablir dans notre ancienne perfection."
Platon : Le Banquet
08 juillet 2007
Fête au village
05 juillet 2007
"Fanny m'a taguer" (suite japonaise)
De même que Lu Fanni m'avait "taguée" (voir ICI pour les explications), j'ai "tagué" Mikiko. Faute d'un ordinateur en état de marche, Mikiko me fait la grâce de me transmettre ses sept confidences venues du Pays du Soleil Levant. J'y ajoute la grâce de son charmant sourire, et un lien vers sa rubrique sur le site "all about Japan".
Voici donc les sept confidences de Mikiko, dont l'humour ne se dément jamais :
1. Quand je parle en japonais, je suis peu aimable et très intelligente!!
2. Je ne bavarde jamais sauf pour mon travail.
3. Beaucoup de Français me prennent pour une philippine.
4. J'apprends l'espagnol secrètement pour aller voir des matchs de foot en Espagne.
5. Hier, j'ai cassé un phare de ma voiture en rentrant de la visite au cimetière de ma grand-mère.
6. J'adore aller dans les magasins de matériel électrique et je ne peux pas repartir sans acheter quelque chose.
7.Il y a un médecin français que je déteste.
Quand je l'ai consulté, il m'a demandé : "Vous fumez ? "
Je lui ai répondu " Oui, une boîte par jour."
Il m'a dit : "UN PAQUEEEEET ! C'est impossible pour vous d'étudier la littérature française ! Quel niveau de français !"
Je lui ai répondu: " C'est bien pour ça que je suis venue en France !!"
C'était il y a 10 ans et je ne l'ai jamais oublié...
1.日本語で話すと、わたしは無愛想でとっても知的です。
2.仕事以外で無駄話はしません。
3.ほとんどのフランス人が、私のことをフィリピン人と間違います。
4.スペインにサッカーの試合を見に行くために、密かにスペイン語を勉強しています。
5.昨日、祖母の墓参りの帰りに、車のヘッドライトをわってしまった。
6.電気屋に行くのが好きで、何も買わずに店から出られない。
7.大嫌いなフランス人の医者が一人います。
彼のところをたずねた際に、「タバコは吸うか?」と聞かれ、
「ええ、一日に一箱( une boîte )」とこたえると、
「一箱(UNE PAQUEEEEET )!そんなフランス語のレベルでは、フランス文学の勉強なんてできないだろう!」と医者。
「だから、フランスに来たんだよ!!!」と言ってやりました。
彼のことをこの10年間忘れたことは一度もありません。
30 juin 2007
Mise au point
Mettons tout de suite les choses au point :
Je suis bretonne et pour moi, tout ce qui se passe au Sud de la Loire, c'est le Midi de la France.
L'essentiel de ce que j'en connais, je le tiens des "Lettres de mon Moulin" et des films de Marcel Pagnol.
En conséquence, toute personne habitant au Sud de la Loire et prénommée Stéphanie doit forcément porter le diminutif de Fanny.
C'est du moins ce que je m'imaginais, bien que je n'aime pas du tout, en règle générale, appeler mes amis d'un surnom ou d'un diminutif. Il faut dire que l'espiègle Stéphanie, non contente de me taguer, m'a aussi piégée : son nom chinois (il me faudrait les caractères d'ailleurs...) est Lu Fanni. Avec ça, comment ne pas foncer tête la première dans ce piège aussi subtil et féminin que peut l'être son instigatrice ? D'autant que sauf erreur, elle vit à un jet de pierre de la Canebière ? (je fais la maline, mais je suis allée plusieurs fois à Marseille, ville que je trouve très attachante).
Alors, ma chère Steph, j'espère que tu ne me tiendras pas rigueur de ce raccourci un peu hâtif : Fanny te va si bien ! :-)
(en cadeau : ce petit souvenir de lectures enchantées, à propos d'une autre espiègle...)
"Fanny m'a taguer"
La charmante Lu Fanni, alias Fanny, alias Stéphanie (il faudra bien un jour qu'on apprenne le véritable usage du mot "alias", de même qu'on ne dit pas "pallier à" ou "vous n'êtes pas sans ignorer"...) m'a taguée...
Je confirme : ça ne fait pas mal, je dirais même plus, c'est indolore, je dirais même plus, on ne sent (presque) rien, si ce n'est un léger effleurement de l'ego, ce qui serait plutôt agréable...
Bénie soit donc la charmante, l'enjouée, la virevoletante, l'ébouriffante Fanny, dont le sympathique blog répond au doux nom de xihongshi, ce qui désigne en chinois la solanacée plus connue chez nous sous le nom de... tomate.
Or donc, voici la règle du jeu :
"La règle : Les tagués doivent écrire sur leur blog 7 confidences à leur propos, ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer sur votre blog. Vous laissez alors sur leurs 7 blogs, un commentaire leur indiquant qu’ils ont été tagués et les invitant à lire votre blog."
Contrairement à Fanny, je n'ai pas coutume de me raconter dans mon blog, aussi cet exercice est-il un peu délicat pour moi. Tâchons donc d'être à peu près à la hauteur !
1 - Tout comme Fanny, j'ignore ce qu'est la rancune et j'ai grand peine à "faire la tête". Généralement, quand je m'y essaie, j'oublie l'objet de mon courroux avant même d'avoir fini de bouder. Rien de plus ridicule...
2 - Puisqu'on en est aux défauts que la nature m'a épargnés, je suis également incapable de ressentir la moindre jalousie. C'est grave docteur ?
3 - Je n'aime pas les animaux. Je les laisse en paix et leur demande d'en faire autant à mon égard. Par un coupable excès d'amour maternel (mais l'amour maternel n'est-il pas par nature excessif ?), j'ai fait voici deux ans l'acquisition d'un chat "orange" aussi docile que stupide (d'où son surnom de "Rantanplan"). Mais on ne m'y reprendra pas.
4 - A l'instar de la pétillante Fanny, j'aime la bonne chère, du stade de sa préparation à celui de la dégustation, de préférence entourée de joyeux convives. Ma balance ne me dit pas merci...
5 - Je considère l'humour comme la forme suprême de l'intelligence.
6 - (... Ouf ! Plus que 2 !) Puisque j'ai commencé à m'inspirer de Fanny, je continue : moi aussi, j'ai eu une institutrice qui me terrorisait. Elle portait un nom de sorcière et me détestait parce que j'avais sauté une classe, entrant directement en CE1 sans passer par le CP. Comme elle enseignait aux deux classes, elle me faisait "redescendre en CP" quand je bavardais. De cette époque sans doute, j'ai gardé une profonde aversion pour toute forme d'abus de pouvoir. Une autre enseignante, bien plus tard, m'a prédit qu'il faudrait bien un jour que je "fasse comme tout le monde" et que je "rentre dans le moule". Je me suis juré de lui donner tort et j'espère bien y être parvenue jusqu'à présent.
7 - Une devise que j'aime particulièrement ? "never explain, never complain"
Reste à trouver le nom de mes prochaines victimes. Les nominés sont :
Lionel, parce que c'est un plaisir de le lire et de se laisser entraîner dans son univers ;
Florent, parce qu'il est aussi passionnant que passionné ;
Ma grande amie Mikiko, au Japon, « parce qu’elle le vaut bien »…
王雪青 (http://blog.sina.com.cn/007wangxueqing), parce que c'est un grand ami et un grand artiste... et qu'il vient de m'envoyer récemment l'adresse de son blog ;
Panlong alias Olivier, parce que Fanny l'a épargné et qu'il n'y a pas de raison qu'il y coupe ! ... Et parce que son site mérite d'être connu ;-)
Le mystérieux prince Florizel de Bohème, sur son divan fumoir bohémien, parce que son blog est tout simplement BEAU ;
L'auteur(e) du "Franponais", parce que je lui dois de bons moments de rigolade.
Post scriptum :
Depuis que j’ai commencé à écrire ce billet, Firefox a planté 7 fois. J’ai tout tenté, mais en vain, pour le mettre en ligne. J’ai essayé 7 nouveaux navigateurs, browsers et autres "butineurs", sans plus de succès. J’ai accumulé les mésaventures. Pour finir, cet après-midi je suis restée enfermée dans les toilettes du supermarché, verrou cassé (qui a lu « la nuit blanche du hussard rouge » d’Alphonse Allais ?)
Bref, si j’étais superstitieuse, je serais convaincue que cette « chaîne » entre blogs porte plutôt la poisse que l’inverse. C'est bien la dernière fois que je parle de moi sur ce blog !
Post- Post scriptum :
S'il-te-plaît Monsieur Canalblog, pourquoi ne puis-je mettre un lien vers les blogs de mes amis en Chine ? Est-ce par mesure de rétorsion ?
04 mai 2007
koi nobori
Un peu de Japon en Bretagne...
cliquer sur la photo pour l'agrandir
(un article sur cette fête et ses origines ICI)
18 mars 2007
Cool Japan... tendance francophile
Connaissez-vous Tomuya ?
A découvrir ICI.
photo : Xabi Etcheverry
















