donghu 东湖

06 octobre 2013

Automne

(...)

Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs

Les fruits tombant sans qu'on les cueille

Le vent et la forêt qui pleurent

Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille

(...)

(Guillaume Apollinaire)

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06 janvier 2013

"Abyssale"

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"La journée, quand elle commence, elle paraît abyssale.

Et le soir venu, j'ai fait des belles rencontres et je remercie"

(Alexandre Jollien, sur France-Info)

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15 décembre 2012

Berger sans étoiles

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Quand j'ai compris qu'il était possible de vivre, j'ai rué dans les brancards. Je me suis retrouvé, seul, sur une montagne, berger, garde-génisses.

Dix-sept ans.

Une chèvre, un cheval, cinq poules, un chien, cent génisses et mon linge sale; la bouffe chaude et surtout la bouffe froide, des pâturages, des sapins, des clôtures, des pierres ; un printemps généreux, la montagne qui respire, le petit matin brumeux et la solitude, l'espace, un rêve et une réalité.

Tu te lèves en parlant au chien, tu jures pour le plaisir d'entendre une voix, ce n'est pas encore la tienne, tu descends l'échelle de bois, tu te plantes devant le chalet et tu pisses aussi loin que tu peux - chez moi ça ne va pas très loin, mais tu pisses où tu veux, sur toute la pourriture du monde et ça te donne l'impression d'être libre, de posséder ta vie.

Je cherche quelque chose à bouffer, jeune on a toujours faim, besoin de sucre. Pendant des années j'ai toujours eu faim, j'ai toujours eu sommeil; je ne suis pas un endormi mais dès que je me couche, n'importe où, je dors, d'accord, je ne me plaindrai plus.

Je me lève, ça fait plaisir de se retrouver et de remettre son corps en marche, j'en profite, un jour ça ne fonc­tionnera plus, je ne suis pas impatient de voir ce jour-là, je laisse ce rêve à ceux qui attendent la mort pour com­mencer à vivre.

En te levant tu bandes, comme si tu avais passé la nuit à rêver de femmes, de fesses, de culs, de seins chauds, de lèvres, de cheveux, de poils, d'aisselles, de cuirs tendres. Faut choisir, tu es seul pour chauffer tes couvertures sur des planches qui ne sont même pas un lit. Parfois une fille, les filles de passage aiment les bergers le temps d'une nuit.

 

Jean-Pierre Rochat, "Berger Sans Etoiles", Editions d'En Bas, 1984.

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25 août 2012

Presqu'île

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cliquez sur moi

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16 août 2012

Bretagne côté Sud

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12 mai 2012

Encore une innovation japonaise en matière de soutien-gorge

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Après le soutien-gorge porte-baguettes, Triumph lance le soutien-gorge rafraîchissant post-Fukushima. A déguster sans modération.

A voir ici.

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22 mars 2011

revoir "La Nuit du Chasseur"

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"Lord, save little children. You'd think the world would be ashamed to name such a day as Christmas for one of them and then go on in the same old way. My soul is humble when I see the way little ones accept their lot. Lord, save little children. The wind blows and the rain's a-cold. Yet they abide...They abide and they endure".

The Night of the Hunter, Charles Laughton

 

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Val Sans Retour

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13 décembre 2010

Chez le Capitaine

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04 décembre 2010

Cathédrale

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24 novembre 2010

Aux marches du Palais

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cliquez sur l'image pour agrandir

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22 novembre 2010

Joie

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"La joie, c'est l'adhésion totale.
C'est le "oui" à ce qui est".

Alexandre Jollien

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16 août 2010

Enfance

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L'enfance a le mérite sublime de rester seulement curieuse de la vie. Elle en ressent magnifiquement la beauté et toute déception est un immense chagrin.

Bernard Giraudeau - Les Dames de Nage

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01 août 2010

Mais il y a la mer

Quelques semaines plus tôt, peut-être, l'homme eût dit à l'enfant : comment t'appelles-tu, quel âge, que font tes parents ? Les noms ne sont presque rien qu'on se répète pour se cacher la vérité des hommes, et les âges mentent. C'était un enfant qui n'existait pour personne, aussi proche et lointain que le vent, que la mer, imprévisible. D'ailleurs l'homme n'eût rien dit, car il n'avait vu l'enfant que le jour où, ayant revêtu de vieux vêtements de pêcheur, il avait cessé de voir le monde à travers les vitres d'une fenêtre, s'était avancé sur la terrasse, puis assis sur la seconde marche de l'escalier de pierre. A moins que l'enfant ne fût né de son âme.

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L'enfant survenait, s'arrêtait une seconde, regardait la maison, l'homme.

- Est-ce que c'est vivant ? pensait-il.

L'homme était comme un rocher, une statue de pierre grise. Etre indifférent, pensait l'homme, le laisser à lui-même. La bonté n'est souvent qu'un bâillement d'ennui.

-Est-ce que c'est vivant ?

 

C'était vivant. En ce temps-là déjà, le yeux de l'homme regardaient le monde avec amitié, le vieux cœur s'emballait dans le corps imperturbable, les mouettes volaient dans son regard, les voiliers glorieux de la haute mer naviguaient dans son sang. L'enfant ne le pouvait savoir. Qui aime la nature, ses spectacles : il est exilé déjà, étranger ; à l'instant qu'il s'exalte, il est dehors, il prend congé. L'enfant était dedans, merveilleusement indifférent au monde. L'homme n'en savait rien non plus sans doute, ou est-ce seulement plus tard qu'il tomba dans l'unité qui n'est point permise ?

Jean Sulivan - Mais il y a la mer - NRF, Gallimard

 

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24 juillet 2010

Vacances

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