04 décembre 2007
A la baguette...
TOKYO (AFP) - Les femmes japonaises soucieuses de protéger l'environnement pourront bientôt transporter leurs propres baguettes accrochées à leur soutien-gorge et réduire ainsi la consommation de baguettes jetables.
Le fabricant de sous-vêtements pour femmes Triumph a dévoilé mercredi à Tokyo un modèle de soutien-gorge dont les bonnets représentent un bol de riz et un bol de soupe miso, avec de part et d'autre une petite pochette contenant des baguettes compactes.
Surnommé "My Hashi" (Mes baguettes), le sous-vêtement a été conçu pour encourager les Japonais à renoncer à utiliser les baguettes jetables en bois fournies dans les restaurants et les magasins.
La société a souligné que le soutien-gorge porte-baguettes n'avait pas qu'un rôle écologique: les baguettes placées de part et d'autre des bonnets permettent de resserrer les seins en "accentuant ainsi le décolleté".
Pour le moment, toutefois, Triumph n'a pas prévu de mettre le prototype sur le marché.
26 février 2007
Cheek to cheek
Elle mesure 1,65m, ne pèse que... 100 kg. Son petit nom c'est "PBDR", pour
Partner Ballroom Dance Robot. Il suffit de la mener par la main, le
bras et la taille, elle devine d'avance les pas à suivre sans vous
écraser les pieds.
Pour voir une démonstration, c'est ICI.
20 août 2006
Horizon - 作:ミシェル・ルモワヌ 日本語訳:越智 三起子
Nous publions ici la traduction en Japonais du poème Horizon de Michel Lemoine. Cette traduction est l'œuvre de Mikiko Ochi.
Voir ici la version originale illustrée par l'auteur et sa traduction en Chinois par Pei Cheng.
「地平線」
わたしの肉体の地平線
無関心な砂地の彼方に
緑色の太陽が輝いている
肉体の中奥深く 星たちに明かりがともっている
わたしはどんどん溺れていく
銀河よりも もっと深く
それでも私の奥底で
この身をだきしめる天空から
ほとばしりでるは 天の川
Le riz 米の飯
「第一飯にしてからが、ぴかぴか光る黒塗りの飯櫃に入れられて、暗い所に置かれている方が、見ても美しく、食慾をも刺激する。
あの、炊きたての真っ白な飯が、ぱっと蓋を取った下から暖かさうな湯気を吐きながら黒い器に盛り上って、一と粒一と粒真珠のやうにかがやいているのを見る時、
日本人なら誰しも米の飯の有難さを感じるであろう。かく考へて来ると、われわれの料理が常に陰翳を貴重とし、闇と云ふものと切っても切れない関係にあることを知るのである。」
P.426-427,陰翳礼讃, 『谷崎潤一郎集(ニ)』,現代日本文学大系31,筑摩書房
"Et le riz tout le premier, sa seule vue, lorsqu'il est présenté dans une boîte de laque noire et brillante déposée dans un coin obscur, satisfait notre sens esthétique, et du même coup stimule notre appétit. Ce riz immaculé, cuit à point, amoncelé dans une boîte noire, qui, dès l'instant que l'on soulève le couvercle, émet une chaude vapeur, et dont chaque grain brille comme une perle, il n'est pas un seul Japonais qui à sa vue n'en ressente l'irremplaçable générosité. Arrivé à ce point, l'on se rend compte de ce que notre cuisine s'accorde avec l'ombre, qu'entre elle et l'obscurité il existe des liens indestructibles".
Junichiro Tanizaki, Eloge de l'Ombre, Publications Orientalistes de France.
Traduit du Japonais par René Sieffert.
10 août 2006
Tokyo 東京

Hiroshige Ando, Cent vues célèbres de l'époque d'Edo
"J'imagine, à la vue d'anciennes estampes, l'espace auditif de la cité
d'Edo, peuplé du cri des colporteurs, camelots, artisans, marchands...
Désormais, la ville est vide de ces voix, de ces appels. Où sont les yatai
d'antan, boutiques roulantes, charettes-commerces s'enfonçant avec
lenteur jusque dans les ruelles et les cours pour y porter, angelus du
soir, des châtaignes chaudes ou des patates douces, cuites au feu de
bois dans des galets brûlants ? L'espace de trois notes incantatoires
de son flûteau, et tout est retrouvé.
"Les jours bleus d'hiver à
Tokyo enchantent de soleil les ruelles tranquilles, avenantes au
promeneur pensif s'y enfonçant avec la joie d'un enfant dans un
labyrinthe agreste. Il y a deux minutes encore, la rue assourdissante,
jalouse des confidences, m'interdisait tout propos à l'ami qui
m'accompagne. Maintenant, nous écoutons, souffle suspendu, deux
oiseaux, fauvettes ou étourneaux, qui bavardent gaiement, attablés
autour d'un gros kaki. Nos pas mêmes semblent gêner la paix
environnante. Des chemins de silence et de vie, il en survit encore
dans Tokyo, cherchez-les bien, et quand vous en trouverez, gardez-les
bien pour vous, c'est un bonheur clandestin qui ne souffre pas la
trahison".
Jean-François Sabouret, "Comment peut-on être Tokyoïte ?", in "Des Villes Nommées Tokyo", Editions Autrement.
20 juillet 2006
Fleurs du Levant
Nous devons cette fleur "typique" de Bretagne au botaniste hollandais Siebold, qui l'a ramenée du Japon.


