10 octobre 2007
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09 octobre 2007
La France vue par les Suisses
"Goût
Quel est le point commun entre les châteaux de la Loire, l'odeur de la baguette fraîche et le tapis bordeaux de mon immeuble à Paris? Je crois que c'est le goût français. Une sorte d'esprit ambiant, qui fait de la France un pays où l'on trouve non seulement de la joie de vivre, mais de la beauté. Un amour de l'ancien, des objets patinés par le temps, une élégance sobre qui apprécie la volupté mais refuse l'excès, le baroque. En gastronomie, cela donne une préférence pour les saveurs moelleuses, profondes, et un rejet du pimenté ou de l'aigre-doux, cette horreur prisée des Anglo-Saxons. En somme, le goût français, c'est le contraire du mauvais goût."
cliquer ICI pour lire l'excellent article publié par le quotidien helvétique LE TEMPS sous le titre "Je t'aime... moi non plus", qui présente une série d'articles sur le thème "la France et nous".
趣味
ロワールの城と焼き立てバゲットの香り、パリの我が家の床を彩るボルドー色の絨毯。この3つがもつ共通点とは?それは、思うに、フランス趣味というものだ。フランスを、生きる喜びのみならず美しさまでも感じさせるような国にしている、環境がかもし出すある種のエスプリ。 古きものへの愛、年月とともに趣を増す品々、快楽を愉しみはするものの行き過ぎやゆがみは拒む節度あるエレガンス。美食という点においては、そのまろやかかつ深い味わいで人を魅了し、アングロサクソン好みの醜悪なピリ辛さや甘酸っぱさを嫌う。要するに、フランス趣味というのは悪趣味の対極である。
Traduction en Japonais par Mikiko OCHI
韵味
是什么让卢瓦河峪的城堡,新鲜面包的香气和我在巴黎的楼房里的深红色地毯之间能有牵连?我想应该是所谓的法国的韵味。有一种无时(无处)不在的精神,使我们在法国不仅能找到生活的欢乐且能感受到美。
一种对古老,对那些经过时光雕琢的物品的钟情;一种不露锋芒的优雅,它不反对享受精致同时也拒绝矫揉造作。这精神在烹饪上的表现是对醇厚的偏爱及对辛辣和甜咸相混--这被那些盎格鲁-撒克逊人津津乐道的荒唐--的拒绝。总而言之,法国韵味就是俗鄙的反义。
Traduction en Chinois par Gangounet
08 octobre 2007
Eros
"Cette division étant faite, chaque moitié cherchait à rencontrer celle dont elle avait été séparée ; et, lorsqu’elles se trouvaient toutes les deux, elles s’embrassaient et se joignaient avec une telle ardeur, dans le désir de rentrer dans leur ancienne unité, qu'elles périssaient dans cet embrassement de faim et d’inaction, ne voulant rien faire l’une sans l’autre. Quand l’une des deux moitiés périssait, celle qui subsistait en cherchait une autre, à laquelle elle s'unissait de nouveau, soit que ce fût la moitié d'une femme entière, ce que nous appelons maintenant une femme, soit que ce fût une moitié d’homme : et ainsi la race allait s’éteignant. Jupiter, ému de pitié, imagine un autre expédient : il met par-devant les organes de la génération, car auparavant ils étaient par derrière : on concevait et l'on répandait la semence, non l’un dans l'autre, mais à terre, comme les cigales. Jupiter mit donc les organes par-devant, et, de cette manière, la conception se fit par la conjonction du mâle et de la femelle. Alors si l’union se trouvait avoir lieu entre l’homme et la femme, des enfants en étaient le fruit, et, si le mâle venait à s’unir au mâle, la satiété les séparait bientôt, et les renvoyait à leurs travaux et aux autres soins de la vie. De là vient l’amour que nous avons naturellement les uns pour les autres : il nous ramène à notre nature primitive, il fait tout pour réunir les deux moitiés et pour nous rétablir dans notre ancienne perfection."
Platon : Le Banquet


